Les passions d'Émilie La marquise du Châtelet, une femme d'exception

Née en 1706 dans une famille noble et cultivée, Émilie a la chance de bénéficier de la même instruction que ses frères. Elle rêve d'être une vraie savante, à l'égal des hommes. Mariée à dix-neuf ans au marquis du Châtelet, un militaire de vieille noblesse qu'elle mène par le bout du nez, elle est rapidement mère de deux enfants. Le couple s'est installé en Bourgogne mais, quand son mari part rejoindre son régiment en Lorraine, d'un commun accord avec lui, Émilie décide de rentrer à Paris voler de ses propres ailes.
Après avoir mené une vie mondaine et frivole et connu quelques déboires amoureux, la marquise du Châtelet reprend ses esprits et se remet à ses chères études. Acceptée comme élève par Maupertuis, un des savants les plus prestigieux du moment, elle devient la seule femme en France capable de pénétrer la physique du génial Anglais Isaac Newton.
Voltaire, de douze ans son aîné, s'éprend d'elle. C'est le début d'une grande passion, sentimentale et intellectuelle, qui évoluera avec le temps en amitié indéfectible.
À près de quarante-trois ans, Émilie donne naissance à une fille, fruit d'une dernière passion, et meurt quelques jours plus tard.
Fidèle à sa mémoire, c'est Voltaire qui fera paraître son grand ouvrage sur Newton.

Élisabeth Badinter raconte le destin exceptionnel de la première femme de science que la France ait jamais comptée, l’une des femmes les plus brillantes de son temps.
Jacqueline Duhême le met en images avec esprit et jubilation. Les illustrations, très documentées, aux couleurs éclatantes, en font une fresque passionnante.

De 7 à 13 ans

Prix : 12,70 €

Illustrateur de couverture :

Jacqueline Duhême



Collection: Albums Gallimard Jeunesse

36 pages - 186 x 255mm
ISBN 207057332X
Code distributeur A57332
Date de parution 09-03-2006


 autour du livre

«Qu'est-ce qui explique que, encore aujourd'hui, les filles choisissent massivement de déserter les études scientifiques alors qu'elles n'affichent pas plus de dégoût que les garçons pour les mathématiques à l'école élémentaire? Pourquoi les enfants continuent-ils d'associer les métiers à un genre? Dans quelle mesure un conditionnement culturel pèse-t-il sur les jeunes filles qui hésitent à choisir une voie scientifique? C'est en se posant ces questions et en s'étonnant que leur pertinence soit toujours de mise que la philosophe Élisabeth Badinter a entrepris de raconter aux enfants la vie d'une scientifique précurseur et hors norme» ("Libération").

«écriture fluide et vivante chez la première… grâce colorée chez la seconde… Un duo brillant pour une femme d'exception» ("Le Monde").

«Un ouvrage vibrant, constituant une bonne approche de la condition des femmes et de l'histoire des sciences» ("La Revue des livres pour enfants").

«Une biographie qui se lit comme une aventure…Une histoire racontée sans fausse pudeur et illustrée d'une longue fresque naïve et colorée… Magnifique» ("France Inter").

«Un très joli livre» ("Elle").

«Le livre raconte une histoire, il raconte également la difficulté d'être femme, libre et savante au XVIIIe siècle» ("La Marseillaise").

«Bravo!» ("L'Écho de la Haute-Vienne").

«Elisabeth Badinter met à la portée des petites filles un modèle de femme, la Simone de Beauvoir des Lumières» ("L'Est républicain").

«Un destin d'exception» ("Centre Presse").

«Un très joli album… ponctué par de délicates et très documentées illustrations» ("Le Quotidien du médecin").

«Deux femmes de conviction mêlent leurs talents pour raconter la vie de la marquise du Châtelet, la première femme de science que la France ait comptée» ("Vient de paraître", ministère des Affaires étrangères).

«Élisabeth Badinter retrace son parcours avec vivacité et clarté, et en fait un personnage des plus attachants. Les images de Jacqueline Duhême sont pleines d'esprit et donnent une idée juste, drôle et charmante de cette existence peu commune» ("Griffon").

«Une langue simple et des illustrations très documentées offrent une vision pas simpliste du tout d'une femme libre, amoureuse passionnée de la vie et des hommes… Ça nous change des sempiternelles tartes à la crème façon Comtesse de Ségur!» ("Epok").

« Une biographie passionnante » (Le Nouvel Observateur, juin 2007)